L'HOMEOPATHIE EST-ELLE BONNE POUR NOUS ?
Seul peut être convaincu, celui qui est ouvert à tout, qui s'efforce de rester objectif, qui est toujours prêt à s'informer pour enrichir et élargir ses connaissances. Celui qui a des préjugés, s'enferme immédiatement dans ses convictions qui sont, peut-être, bâties sur du sable, sans qu'il le sache, puisque son esprit se refuse à envisager une autre réalité que celle qu'il s'est fixé, une fois pour toutes, de manière dogmatique. En fait, deux groupes de personnes se refusent d'accepter une autre vision que la leur: ceux qui ont des préjugés, souvent fondés sur une information incomplète ou franchement fausse et ceux qui refusent une autre approche que la leur, car elle mettrait en danger leurs intérêts personnels... A ce titre, il suffit d'observer les débats à la télévision ou d'écouter les discussions à la radio. Nombre d'intervenants avancent des arguments déformés voire mensongers pour défendre leur point de vue. Si les téléspectateurs ou auditeurs pouvaient intervenir directement dans le débat, bien des "spécialistes" invités régulièrement, seraient en mauvaise posture...Bien souvent les débats manquent d'objectivité car on ne laisse pas de place à ceux qui ont une vision et des perspectives différentes.
Un bon exemple en la matière sont les reportages et débats sur l'homéopathie. On sait qu'un nombre croissant de malades, suite aux scandales divers dans le monde de la pharmacologie et dans les rangs de la médecine officielle, se tournent vers les médecines douces dont fait partie l'homéopathie. Alors qu'aujourd'hui toutes les pharmacies françaises vendent des médicaments homéopathiques, ce qui démontre, que de plus en plus de malades s'y intéressent et en sont satisfaits - sinon cette médecine disparaîtrait rapidement- l'homéopathie est régulièrement attaquée, discréditée. Les arguments restent pratiquement toujours les mêmes...Comme, en général, les tenants de l'homéopathie ne sont guère invités dans ces sortes de débats, nous allons imaginer ce que donnerait l'entretien de deux médecins, chacun représentant une tendance différente... Mettons donc en scène un représentant de la médecine traditionnelle (AL, pour allopathie) et un tenant de la médecine homéopathique (HO)
AL : l'homéopathie est un phénomène de mode. On sait que les "remèdes" proposés sont essentiellement des petites boules de sucre contenant des substances tellement diluées, qu'elles ne contiennent pratiquement plus rien. S'il existe une efficacité, elle est due à l'effet "placebo" bien connu: tout se passe dans la tête du patient qui s'imagine que le médicament va le soulager, voire le guérir à long terme. La psychosomatique est un phénomène aujourd'hui bien connu. Il n'y a donc pas de mystère là-dessus!
HO : phénomène de mode me semble quelque peu une qualification inappropriée. Une mode, dans l'acceptation habituelle du terme, est synonyme de nouveauté...et même de phénomène passager... Or la médecine homéopathique elle, est une dame déjà âgée, puisque l'initiateur de cette médecine, C.F.S. Hahnemann (*1755,+1843) a soigné des patients dès la fin du 18ème siècle et a connu un très grand succès, vers 1835 à Paris, notamment...
N'est-il pas quelque peu curieux, qu'un nombre considérable de patients aient eu recours, depuis bien longtemps déjà, à cette thérapie basée, selon vous, sur une supercherie et sur la crédulité, l'ignorance des gens?
AL : cela ne prouve rien...Le mental joue un rôle important dans une thérapie...La crédulité et l'ignorance ont toujours existé dans l'humanité...Il peut aussi y avoir une part d'autosuggestion que le malade déclenche, sans le savoir...D'autre part, on sait qu'il existe des guérisons spontanées opérées par l'organisme lui-même, sans que les médicaments y soient pour quelque chose!
HO : c'est exact. Mais cela est tout aussi valable pour la médecine officielle. On peut dès lors se poser la question, si cette dernière ne ferait pas mieux, dans bien des cas, de prescrire moins de médicaments qui ont souvent plus d'effets secondaires indésirables parfois graves que d'efficacité véritable, et de mieux écouter le patient pour tenter de déceler chez lui des causes peut-être psychologiques, psychiques de son mal-être...et de faire confiance en la nature qui, dans beaucoup de cas, est bonne thérapeute, si on lui laisse du temps...
AL : vous voulez rire! Vous savez bien que quand la salle d'attente est pleine de patients qui attendent, il est impossible, matériellement, de consacrer du temps à l'écoute du patient. Il faut donc agir dans l'urgence. Le malade paye une consultation et il exige en retour de repartir avec une ordonnance avec, si possible plusieurs médicaments. Cela le rassure...
HO : Là, nous touchons un point sensible. L'approche de l'homéopathie est différente. Le bon médecin homéopathe ne peut, lorsque le patient lui décrit sa maladie, se saisir du symptôme immédiat supposé de la pathologie et prescrire un médicament sorti du "Vidal"...L'homéopathie se fixe pour but de chercher à soigner les véritables causes de la maladie et non de faire disparaître les symptômes qu'elle occasionne. Il faut alors essayer d'engager un traitement de fond, dans la durée. Pour cela le médecin doit prendre le temps pour tenter d'établir une relation personnalisée avec le patient, l'amener à s'exprimer. Un médecin doit savoir écouter...Un diagnostique expéditif n'est pas possible et prescrire rapidement un traitement pour éliminer des effets qui ne sont que les symptômes de la maladie et non la maladie elle-même, occasionne à long terme plus de mal que de bien...Il est important que le patient soit informé à ce sujet, pour qu'il comprenne bien ce que peut proposer l'homéopathie.
AL : Vous rêvez!...Vous vous trompez là de discipline! Nous sommes des médecins et non des psychologues ou des psychiatres! A chacun sa spécialité...sa propre formation...Nous ne sommes pas les confesseurs de nos patients! Vous vous égarez cher collègue, à chacun sa spécialité et tout le monde sera content!
HO : C'est là, à mon humble avis, l'erreur fondamentale de l'approche médicale actuelle! Nous avons toujours plus de spécialistes qui, à force de se focaliser sur une seule discipline, perdent de vue l'être humain dans sa totalité! L'enseignement universitaire officiel s'est de plus en plus enfermé dans une vision de l'homme qui se limite à son corps matériel...L'organisme humain est abordé comme une machine complexe et le vivant réduit à des principes, des lois physiques et chimiques...On vit dans une constante contradiction : on admet, du bout des lèvres, que le psychisme, "l'âme humaine" joue un rôle important dans le processus de guérison du patient, on parle bien de la "psychosomatique", mais on évacue cette idée rapidement, parce cela n'est déjà plus tellement "scientifique"...Vu que la vision matérialiste de l'âme réduit la "vie intérieure affective" à n'être que le résultat d'une chimie quelque peu compliquée, on finit par raisonner en termes de chimie...On sait que certaines substances chimiques, les drogues, exercent une influence directe sur le psychisme humain. Mais est-ce là une preuve que la vie affective elle-même se réduit à n'être que de la chimie?
AL : Vous vous égarez, cher collègue. Vous voilà soudain philosophe ! Où voulez-vous en venir ? Vous savez que la science a comme fonction d'étudier et d'expérimenter le réel, le tangible, le matériel...Depuis Kant, nous savons que seul le monde matériel a une existence véritable pour le scientifique...Tout le reste est subjectif, donc du domaine de la foi, d'une spiritualité religieuse ou autre! Tout le monde peut croire ce qu'il veut, du moment qu'il n'impose rien aux autres! Nous sommes, en tant que médecins, des diplômés des universités, de vrais scientifiques, donc astreints, pour rester crédibles, à garder les pieds sur terre ! Nous sommes objectifs, donc réalistes !
HO : Vous touchez là une question essentielle. La vision des scientifiques n'a pas toujours été la même...Jusqu'au milieu du 19ème siècle, bien des scientifiques, dont des médecins, pensaient que l'être humain ne saurait être réduit à son seul aspect physique, tangible... Ce n'est qu'à partir de Darwin et sa théorie évolutionniste, que l'on s'est habitué à réduire l'être humain à son seul corps physique et que la vision matérialiste prend le dessus. Alors qu'autrefois on attribuait la paternité humaine à Dieu, donnant ainsi une perspective de transcendance et d'immortalité à l'Homme, le matérialisme efface toutes les visions qui laissent une place à la spiritualité. Darwin voulait-il cela ? Son enseignement doit-il obligatoirement déboucher sur un athéisme ? Pas si sûr, Teilhard de Chardin a bien proposé une perspective capable de concilier science et spiritualité...
AL : Nous n'avons aujourd'hui guère le temps de rêver et de faire des digressions philosophiques et religieuses...La science reste la science, la religion c'est encore autre chose...D'ailleurs nous nous écartons vraiment de notre sujet, à savoir si l'homéopathie est valable ou non...Je maintiens donc, qu'aucune étude, à ce jour, n'a prouvé une quelconque efficacité de l'homéopathie. Comment saurait-il en être autrement, puisque les doses d'agents actifs censés être enfermées dans les fameuses globules proposées, en fait de minuscules boules de sucre, sont infinitésimales, pratiquement non mesurables...donc pratiquement sans contenu ! De qui se moque-t-on ? D'ailleurs il est scandaleux que la sécurité sociale, sans doute sous la pression de certains lobbies, rembourse certains remèdes homéopathiques, sans que ces derniers aient à subir les contrôles et tests habituels d'efficacité...
HO : mes remarques que vous qualifiez de philosophiques ne sont pas des digressions, si on approfondit le débat...L'assertion comme quoi encore jamais des tests cliniques prouvant l'efficacité de l'homéopathie n'ont été faits est inexacte. En dehors de la France, de nombreux tests ont été faits et l'efficacité a été établie dans de nombreux cas. Il existe différentes études sur ce sujet et dans bien des hôpitaux, par exemple en Allemagne, en Suisse, en Suède, entre autres, la médecine traditionnelle associe souvent des médecins homéopathes, pour traiter leurs malades. On a une vision moins dogmatique que chez nous: le but premier étant de bien soigner le malade : on continue le traitement selon la médecine traditionnelle là où cela est vraiment nécessaire, mais on fait une large place aux médecines parallèles, médecines douces dont fait partie l'homéopathie. Ceux qui proclament qu'il n'y a que du sucre dans les remèdes homéopathiques semblent ignorer que les doses infinitésimales existent et agissent de manière subtile. Il est curieux que Goethe, tout en mettant l'accent, dans sa pièce de théâtre intitulée "Faust", dans une autre situation plutôt d'ordre spirituel, donne une réplique qui s'applique bien au débat concernant "l'infinitésimal". Faust mis au défi par Méphisto qui lui parle du "rien", lui répond "dans ce rien, je pense découvrir le tout!"...Oui, la réalité de la vie dépasse largement le cercle que croient pouvoir imposer les savants matérialistes.
Mais revenons aux avantages de l'homéopathie. Le fait même que le dosage, les dilutions soient infinitésimales, présente un avantage inestimable pour le patient : d'une part ce dernier n'aura pas à craindre d'effets secondaires, comme c'est le cas pratiquement pour tous les remèdes classiques où la liste des inconvénients et effets secondaires dépasse largement celle des véritables bénéfices. D'autre part l'organisme peut se prendre le temps de réagir, pour se forger les forces immunitaires contre la pathologie existante. N'oublions pas, que l'idée centrale de l'homéopathie est de soigner le mal par le mal: on administre à dose infinitésimale la substance qui déclenche les symptômes, pour inciter et habituer l'organisme à fabriquer ses propres mécanismes de défense, afin de pouvoir amorcer une voie de guérison. En fait Hahnemann avait trouvé, bien avant Pasteur, le principe de base qui régit aussi le mécanisme des vaccins : introduire dans l'organisme ce qui déclenche les symptômes, mais en dose minimale, donc en "virulence atténuée", pour appeler l'organisme à réagir et à fabriquer son propre système de défense! Mais il a éliminé les risques que peut présenter un vaccin, en employant des substances "infiniment diluées", donc inoffensives pour l'organisme, tout en restant capable d'appeler la réponse thérapeutique de l'organisme...Un remède homéopathique n'est jamais dangereux pour le malade : s'il n'est pas approprié, le malade n'éprouve pas de soulagement ou de guérison et il faut alors essayer une autre préparation. L'homéopathie n'a jamais tué personne! On ne saurait en dire autant pour la médecine allopathique, après le scandale du Médiator et des autres médicaments sur le point d'être interdits...
Pour la question du remboursement des remèdes homéopathiques : ces derniers ne sont vraiment pas chers et il est scandaleux que les organismes de santé donnent la priorité aux laboratoires pharmaceutiques dont la plupart des produits sont très chers, parfois inefficaces et quelques fois dangereux. En encourageant les patients à se tourner vers une médication douce telle l'homéopathie, à coût très modéré, la Sécurité Sociale pourrait faire bien des économies...Dernier point : les médicaments homéopathiques utilisés par des patients convaincus ne finissent jamais à la poubelle, au contraire de nombreux médicaments allopathiques.
AL : Par votre vision des choses, vous risquer d'augmenter le nombre des chômeurs ! Peut-on assumer un tel risque ? Si un grand nombre de malades font confiance à la médecine traditionnelle, cela prouve à souhait son efficacité. Vous ne pourrez me convaincre de l'efficacité véritable de l'homéopathie...Lorsque l'engouement actuel se sera dissipé, on se rendra compte que les patients étaient sous influence et qu'ils se sont laisser berner par des médecins un peu naïfs qui voudraient changer l'ordre des choses ...L'effet placebo démontre bien que les gens croient ce qu'ils veulent bien croire...Tout cela est bien pathétique!...
HO : L'argument des "chômeurs" est récurrent...Faut-il déduire de tout cela que la société doit accepter le risque d'une médecine parfois dangereuse pour le patient , pour sauvegarder des emplois ? Dans quel monde vivons-nous ? Opposer la médecine dite traditionnelle aux médecines parallèles n'a pas de sens. Il n'est nullement question de nier la valeur de la médecine officielle. La démarche la plus sage ne consisterait-elle pas à associer toutes les médecines disponibles pour donner le plus de chance de guérison aux malades ? Comme par exemple, tel pédiatre qui adresse systématiquement ses petits patients atteints d'otites à répétition à un confrère homéopathe pour un traitement de fond permettant la guérison totale de ces otites.
Cela exige une humilité, une ouverture d'esprit sur d'autres thérapies possibles. Les chinois, les tibétains et d'autres vieilles cultures ont généré des moyens de guérisons, des remèdes efficaces et inconnus chez nous..
Il serait peut-être temps de mettre les "ego" surdimensionnés de côté, être prêts à apprendre des autres et donner la priorité aux patients! Nul ne possède la science infuse, nul ne possède toute la vérité! La vérité c'est l'addition de divers savoirs dont chaque peuple et chaque individu possèdent une part...Les médecins qui ont une grande culture adhèrent à ce principe essentiel. Le Professeur Bernard Debré, chef de service à l'hôpital,ancien ministre et actuellement député, en est un bon exemple. Aux Assises du MOST -Médecines à orientations spécifiques thérapeutiques- tenues en avril 2010, il a rapporté que, suite à plusieurs expériences personnelles, il a été amené, après avoir été formé à l'Université à une rigueur matérialiste, à reconnaître la valeur et l'efficacité des médecines et des thérapies complémentaires : ostéopathie, acupuncture, phytothérapie traditionnelle, homéopathie, massage ayurvédique. Parler tout le temps d'effet placebo pour l'homéopathie est tout de même simpliste. On sait, si on est de bonne foi, que depuis longtemps, la médecine homéopathique est beaucoup sollicitée pour soigner les animaux ...Peut-on berner ces derniers quand ils sont malades, leur suggérer que les remèdes homéopathiques sont bons pour eux ? Les turfistes avertis savent que les chevaux sont extrêmement intelligents...et très chers. Leurs propriétaires connaissent apparemment les vertus de l'homéopathie puisqu'ils font souvent appel à cette médecine pour soigner leurs protégés. A qui fera-t-on croire que tout ces gens sont de doux naïfs, victimes de vétérinaires manipulateurs ?
AL : Je connais toutes ces petites histoires que l'on raconte...Vérité ou affabulation ? Vous savez qu'un vrai scientifique se doit toujours de rester un "Thomas", quelqu'un qui ne peut être convaincu que par ce qu'il voit et peut, pour ainsi dire, toucher du doigt! Je reste donc très sceptique sur cette question, quitte à vous décevoir, malgré vos efforts pour me convaincre. Désolé...
HO : Chacun est libre de ses pensées et de ses convictions. C'est la base essentielle de notre constitution et nous en sommes très fiers ! La vie nous enseigne une réalité très importante : toute polémique est stérile, inefficace à l'extrême. Argument et contre argument peuvent s'enchaîner à l'infini, sans convaincre personne...La plupart du temps, il s'agit d'un dialogue de sourds, car chacun reste enfermé dans ses propres certitudes, tant qu'il n'est prêt à s'exposer à la "vérité" de l'autre. On s'aperçoit finalement que tout cela est à la fois vain et dérisoire. La seule vérité, c'est la vie elle-même qui nous la donne et nous ne pouvons dès lors plus la contredire, à moins de vouloir délibérément, pour des raisons personnels, refuser d'écouter et de regarder la vie... La vie a toujours raison, c'est elle qui ouvre la route, qui montre le chemin...Parler d'un évènement, d'une discipline dans laquelle on n'est pas engagé soi-même, c'est croire que l'on changera le monde en regardant la télévision...Tant qu'on n'est pas impliqué soi-même, on ne peut se faire une idée juste des choses. Les partisans les plus convaincus de l'homéopathie ne sont pas ceux qui se sont forgés un jugement en lisant uniquement des livres traitant de l'homéopathie, mais ceux qui étaient malades, et qui ont vraiment vécu dans leur chair, ce que cette médecine leur a apporté. Ils n'ont pas besoin de la caution d'un universitaire pour leur expliquer si l'homéopathie est bonne ou non. Le dernier mot sera donc toujours laissé à l'intéressé lui-même : sa propre expérience lui enseignera ce qui est bon pour lui et ce qui ne l'est pas... La véritable médecine est individuelle. Le bon homéopathe aura toujours le souci de tenir compte de cette réalité. On ne saurait juger cette médecine sans l'avoir essayée soi-même. Le jugement restera subjectif, mais aussi, intimement objectif, puisqu'il s'agit, en définitif de sa propre santé!
Voilà l'échange édifiant que l'on peut imaginer entre un médecin représentant l'allopathie et un médecin homéopathe...La réalité prouve que peu de médecins traditionnels seraient disposés à discuter, de manière objective, avec des confrères homéopathes et la tenue de la plupart des émissions de télévision prouve cet état de fait. Finalement, c'est à chaque individu de faire son choix dans ce domaine: il y va de sa santé, de sa vie, de son avenir! Pourquoi renoncer à notre pouvoir de décision pour ce que nous possédons de plus important: NOTRE VIE ?